Cet article expose les fondements et les premiers résultats du “Programme écocompatibilité” de l’ADEME, qui vise à transformer les pratiques de gestion des déchets en substituant à la logique réglementaire classique (basée sur la “meilleure technologie disponible”) une nouvelle approche centrée sur l’impact réel dans l’environnement.
L’évaluation de cette écocompatibilité repose sur une formule comparant le flux de polluants émis par le déchet dans un scénario précis (terme source A+B) et transporté par l’eau (terme T) avec les seuils d’absorption jugés acceptables pour les milieux récepteurs, à savoir le sol et les milieux aquatiques (terme C).
Pour valider ce modèle, les chercheurs s’appuient sur un croisement de données physico-chimiques, biologiques et écotoxicologiques validées en laboratoire puis testées à grande échelle sur des pilotes de terrain.
L’article montre la transition juridique entre une loi purement technique et administrative vers une loi basée sur l’écotoxicité et les seuils de tolérance réels de la nature.
« L'écocompatibilité des déchets peut être définie comme une situation où les flux de polluants émis par les déchets placés dans un certain contexte physique, hydrogéologique et bio-physico-chimique sont compatibles avec les flux de polluants acceptables par les milieux récepteurs concernés. »
Source : https://hal.science/hal-03183183%20
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